21/05/2006

*33*

 

 

Je ne peux m'empêcher d'en vouloir très fort à notre "docteur", dont je remets les compétences en doute, au vu de ses manques évidents de considération...

Je me dis que depuis le début, il a multiplié les à peu près, les erreurs dans nos groupes sanguins, qui pourtant auraient pu te coûter plus que cher, les heures d'attente systématiques, les "ne vous inquiétez pas toute l'équipe est au courant" alors que nul n'y a prêté attention, les "hauts contrôles anesthésiques" alors que l'infirmière isolée tremblait, ses manipulations finales sans ma permission, qui une fois encore ont failli nous être graves, je le déteste pour tout cela, et ses "je passe tous les jours dans le service" (on ne le reverra en fait plus jamais, même pas pour la visite des huits semaines, dite obligatoire), "on a au moins le téléphone", (oui, j'ai cru apprendre à utiliser cet engin hyper sophistiqué il y a peu...), son observation de la dernière visite que les sages femmes m'ont confirmé être à l'évidence suffisante pour nous garder, et cette expression de "douleur" comme l'a perçue le pédiatre, dont je ne doute pas qu'elle fasse suite à ces deux jours "engagés"...

Je veux l'oublier en te regardant assoupi, allongé sur mon ventre.

Je retrouve ainsi ta respiration, tes mouvements si semblables à ceux que je ressentais quand tu étais encore en moi, et aussi ton poids qui me fait oublier d'être "triste" que tu n'y sois plus en sécurité...

De ton côté, ma chaleur, mon rythme cardiaque, et ma respiration te rappelle que tu n'es pas totalement en territoire inconnu. Pour ma voix, tu dois la percevoir bien différente de ton écoute in-utero.

Tu es perpétuellement blotti contre mon corps, et je ne suis pas prête à te laisser t'écarter!

J'entrevois toute la magie de ce que tu as traversé pour nous rejoindre, ces longs mois de maturation, d'apprentissages, déjà, l'infinie machine de vie dans laquelle tu as su sauter, et je te répète que le plus dur est derrière toi, que maintenant tout va aller, bien.

Je nous redis inlassablement ces "maman t'avait bien dit qu'elle serait là, avec toi, elle n'a pas menti hein?.."

Je te rassure, je me rassure, le passage s'est fait, l'épreuve tant redoutée est enfin du domaine de l'hier.

J'ai beau être éreintée, bancale et raide de fatigue, j'ai cette paix qui s'abat sur ma conscience, nouvelle.

L'impression d'un accomplissement.

D'un "travail bien fait".

 

Le "Fruit de mes entrailles"!

 

Je ne suis pas peu fière, et c'est un sentiment délicieux..!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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