29/05/2006

*36*

 

 

On réussit à décrocher une autorisation de sortie pour demain.

Juste si on veut, si on se sent prêts.

Je suppose que l'on ne se sent jamais prêt(s), alors je crois que c'est le bon moment, en finir avec cette nourriture insipide (vite, un MacDo!!!), ne plus entendre tous ces autres petits hurler, qui me déclenchent des montées de lait en continu ("Vous êtes une maman universelle!" ai-je entendu d'une puéricultrice hilare...), et, surtout, te garder au calme pour nous seuls.

Alors si la nuit se passe bien côté biberons (c'est très limite mais "si ça ne saigne pas ça va!" humpf...), si tu manges correctement, et si le pédiatre est d'accord tout à l'heure, on est partis..!

La pédiatre valide et te trouve toujours extrêmement tonique, elle nous a eu un rendez-vous dès le 4 Janvier chez une chirurgienne spécialisée. Je range bien vite son compte-rendu, loin des yeux, et je tente de refouler mon inquiétude. (Et ma tristesse, que "ça" arrive, à toi).

Ton papa reste avec nous car l'ostéopathe doit venir te manipuler, ce soir, et je crois qu'elle m'a prise au mot lorsque je lui ai dit "je suis là toute la nuit vous pouvez venir quand vous voulez, 2 heures du matin pourquoi pas?.."

Elle arrive vers 22h30, longue antillaise aux doigts sans fin. Elle t'allonge au bas de notre lit avec douceur et entame une longue série de petits mouvements avec chacune des parties de ton corps. Je suis embêtée de la gêner, mais je n'ai pas où aller, et je suis bien contente d'être aux premières loges, de pouvoir te câliner en même temps. Au début tu pleures beaucoup, et puis, peu à peu, elle parvient à te détendre, tantôt sur le dos, sur le ventre, petits membres et léger cou, tu finis par être presque endormi, apaisé.

Au bout d'une heure, elle nous laisse, souhaitant néanmoins te revoir une prochaine fois à son cabinet. Elle nous confirme tes crispations, sans bien définir leur siège.

Ton papa rentre aussi se coucher à la maison, nous laissant seuls pour notre dernière nuit ici, si tout va bien.

Je me prépare à dormir (un peu?) un peu.

 

A peine sont-ils partis que tu te mets à hurler, sans fin, toute la nuit.

Je suis très inquiète, je me demande ce que la dame aux longs doigts a bien pu te déclencher pour que tu t'égosilles de la sorte... C'est infernal. Tu sembles souffrir.

Et moi j'ai mal de ne rien pouvoir y faire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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