21/06/2006

*46*

 

 

La nouvelle année commence avec ton rendez-vous médical.

Ta première année, tes dix premiers jours, et ça, déjà.

J'en suis malade d'angoisse, alors je suis contente que la date tant redoutée arrive.

La dame est accueillante et joviale.

Moi, je retiens mes larmes.

Pas pour elle : pour toi.

Parce que je suis dégoutée que tu aies déjà ce poids sur tes petites épaules, et que je ne peux pas te l'épargner. Parce qu'elle ne me donne aucune raison, "pesticides mais sans aucune certitude...".

Je ne bois pas, ne fume pas, ni aucune prise de médicament, comme quoi...

Le relatif. Ce n'est rien, et c'est déjà beaucoup trop.

Une anesthésie générale avant ton premier anniversaire, "mais rassurez-vous...", je ne l'écoute pas, les questions affluent tellement que je n'en pose aucune.

Je précipite la fin de l'entretien parce que je ne peux plus réagir calmement, et qu'en même temps, je m'interdis de lâcher la pression devant toi.

Et je te répète que ce n'est pas grave, que, comme promis avant ton voyage d'arrivée, "maman sera là".

Mais je ne sais pas si ça compte quand la maman a peur.

Je vais lire tout ce que je trouve sur le net, ça ne me rassure pas, ou si peu, mais je sais que je resterai avec toi ces "8 à 15 jours" d'hospitalisation.

Le manque d'air. L'incompréhension. Le refus.

Relativiser en se disant qu'il y a tellement pire.

Et penser chaque jour à cette douleur que je ne pourrais te voler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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